Initiation saphique

Je suis bisexuelle. Je n’y peux rien. Je n’ai jamais pu nier mon attirance envers les femmes, adolescente j’ai même cru que j’étais lesbienne car le premier amour de ma vie fut une femme… Nombre d’années j’ai navigué de l’homme à la femme, croyant devoir choisir. Et aujourd’hui, je sais qu’être bisexuelle me permet d’exprimer tout l’amour qui ne cesse de monter en moi, en tout temps et dans tant de situations, cet amour que j’exprime de tout plein de façons… mais lorsque je l’exprime à une femme, je fonds. J’aime la femme. Sa capacité de jouir avec autant d’intensité. Son corps tendre et doux. Sa profondeur… chaude, son sexe… enveloppant et palpitant. Sa volupté. Son chant d’amour. Sa capacité de jouer et de se retenir et d’attendre et surtout de faire attendre… Je m’étourdis du plaisir d’entendre une femme jouir, sentir son corps se tendre entre mes bras alors que je la saisis de tout mon corps et de tous mes sens et que je me moule à elle, ne l’abandonnant pas d’un pouce ni d’une seconde, mon visage ne se séparant d’elle que le temps de reprendre mon souffle, et encore…

Et voilà qu’une jeune beauté un peu sauvage m’a été offerte. Cela vous offusquera peut-être, mais c’est ainsi… et cela vous offusquera peut-être aussi si je vous dis que je l’ai prise… Une initiation, voilà ce que ça devait être. J’ai accepté sans trop savoir, n’ayant jamais initié qui que ce soit, n’ayant jamais abordé quiconque dans ce but précis. Mes séductions ont toujours été spontanées ou aléatoires…

Son copain (qui était mon amant) et moi venions de baiser, comme nous le faisions une fois aux deux semaines environ. Au lit, avec lui, c’était plutôt tiède. Mais nos conversations, alors que nous étions nus dans le lit, étendus côte à côte en fixant le plafond, nos mains ramenées sur nos ventres, étaient passionnantes. Nos esprits se plaisaient davantage que nos corps, je crois, aussi nous nous contentions d’une rapide baise protocolaire afin de pouvoir discuter plus longuement. Car il était en couple, et ne disposait que de peu de temps à me consacrer (aaaahhh… cette situation tant de fois vécue!!!). Et une fois, il me parla de sa copine. Il me dit qu’elle lui avait récemment mentionné son désir de connaître une “vraie femme”… Aussi je lui proposai de l’inviter, là maintenant. De lui proposer de se joindre à nous. Ce qu’il fit, à ma grande surprise. Je l’entendis lui raconter brièvement qui j’étais et qu’il était chez moi. Il lui dit que je voulais la connaître… et la baiser. Il raccrocha quelques secondes plus tard et m’annonça : “Elle s’en vient”.

Je me souviens avoir attendu anxieusement que passent les 75 minutes qu’elle prit pour quitter Longueuil en autobus, puis en métro jusqu’à Montréal, puis à pied jusqu’à chez moi, coin St-Denis et Ontario. J’étais assise sur mon lit, le regard vague, pendant que mon amant regardait par la fenêtre. Nous étions silencieux. Je me souviens avoir sursauté lorsque la sonnette retentit. J’allai lui ouvrir la porte et je me trouvai face à la plus adorable petite femme qui me dut donné de contempler de toute ma vie. Ce fut le coup de foudre.

Je la guidai jusqu’à ma chambre. Elle ne salua même pas son copain, son regard tout entier porté sur moi. Elle était craintive, tremblante, ne sachant pas, ne sachant plus, tout à fait surprise de voir sa requête ainsi exaucée, peut-être surprise aussi d’apprendre que son copain avait une maîtresse. Elle se tenait devant moi, en ce samedi après-midi radieux, mignonne et pulpeuse, bras ballants, lèvres tremblantes mais avec ce regard farouche de fille qui ne se laisse pas faire… d’habitude.

J’avais prévenu mon amant qu’il devait rester en retrait, quoiqu’il arrive. Et il était assis, tranquille, tout habillé, sur ma chaise capitaine en bois placée à 6 pieds du lit. Il nous regardait sans mot dire.

J’invitai l’affriolante jeune femme qu’elle était à s’asseoir sur le lit. Elle obéit, triturant ses doigts. Cette fois elle regardait partout à la fois mais évitait encore de regarder son copain. Je pris place à ses côtés, je lui demandai si elle voulait que je lui enlève ses bas. Elle acquiesça. Je me mis à genoux devant elle et mes caresses commencèrent ainsi, doucement. Mon plaisir de caresser une peau si tendre et si douce était vif… Je délaissai ses jambes et vint m’asseoir à ses côtés. Je saisis son visage entre mes mains, la regardant dans les yeux… et je l’embrassai.

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Ce fut comme si je venais de mettre le feu aux poudres. Elle s’enflamma instantanément. J’avais bien pressenti cette passion dévorante en elle… mais elle me surprit en se précipitant sur moi, relevant mon chandail en grognant et enfonçant ses ongles dans ma chair…

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Elle me renversa et me chevaucha, saisissant ma généreuse poitrine de ses deux petites mains, la léchant vigoureusement. Je la laissai faire, interloquée. Je jetai un coup d’œil à mon amant: il était assis sur le bout de sa chaise, prêt à sauter dans la mêlée. Nos regards se croisèrent et il comprit qu’il ne devait pas intervenir. Il se rassit au fond de la chaise, détacha ses pantalons et soupira en prenant son sexe dans sa main.

Ma petite amante avait pris le contrôle. Allongée sur mon corps, elle trouva rapidement le chemin vers ma chatte, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Elle glissa ses doigts entre mes grandes lèvres. Puis, sans hésiter, elle les enfonça profondément en moi, pendant que son pouce fouillait mes chairs à la recherche de mon clito. Elle le trouva sans difficulté car il était déjà tout gonflé… elle le contourna doucement mais vivement, appuyant à peine sur sa chair ultra-sensible, exactement comme je le faisais lorsque je m’offrais des plaisirs en solitaire. Sa main libre massait un de mes seins et sa bouche ne quittait pas la mienne, elle suçait mes lèvres, elle réclamait ma langue et la suçait avidement. Et elle grognait… non, elle ronronnait…

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Et je pensai que cette femme qui s’activait ainsi sur moi devait avoir visualisé ce moment depuis longtemps… Qu’elle avait dû en rêver maintes et maintes fois, qu’elle avait dû regarder des vidéos lesbiens en cachette, se masturbant frénétiquement à la vue des ces femmes qui s’aiment… Je pensai qu’elle était définitivement bisexuelle, peut-être même lesbienne. Son instinct ne mentait pas, elle SAVAIT comment donner du plaisir à une femme. C’était en elle et j’étais la première avec qui elle pouvait exprimer ses années de désirs refoulés. Je la sentais exaltée, j’étais enchantée.

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Ses longs cheveux noirs retombaient sur son si beau visage, aussi je les relevai doucement, glissant mes doigts le long de son crâne. Elle suspendit ses mouvements et me regarda. Et me fit un sourire lumineux, magnifique. Je songeai : “ô plénitude, ô volupté!” et je lui rendis son sourire. Elle rit. Et roula sur le côté, me faisant rouler avec elle.

À ce moment précis, je sentis une intense vibration monter des mes profondeurs. Je me sentis animale. Cette jeune femme au corps si tendre, au tempérament si passionné… je voulus la prendre, la dévorer. Je la voulais tout entière pour mon plaisir, pour ma jouissance. J’étais affamée d’elle, de sa chair et de sa jeunesse, de sa beauté et de son hardiesse. Mais plutôt que de me précipiter sur elle comme le réclamait mon corps, je me séparai d’elle et me mis à genoux sur le lit aux draps défaits. Je la contemplai. Et je lui demandai de se caresser. Elle n’hésita pas un moment. Sans me quitter des yeux, elle glissa sa main vers sa chatte. Elle avait un sourire espiègle sur ses lèvres et une lueur absolument coquine et craquante dans le regard. Elle enfonça un doigt dans sa parfaite petite chatte.

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Je la reluquais et je crevais d’envie d’y enfouir mon visage. De laisser ma langue parcourir ce territoire humide et inconnu, passant de l’anus au mont de Vénus en une seule léchée… Mon amante voyait bien qu’elle m’excitait et elle se tortillait et tendait son bassin vers le haut, vers moi, pour me signifier l’urgence de son désir. Ah! La vue d’elle, ainsi offerte, ainsi prête! Cette image est à tout jamais gravée dans ma mémoire! Je la savourai du regard quelques instants encore avant de tendre mes mains vers elle. Je la saisis par les hanches et la fis se retourner sur le ventre. Je ramenai ses fesses un peu vers le haut afin de libérer sa chatte et plongeai mon visage entre ses délicieuses petits fesses dodues. J’avais tellement faim et son odeur de femme décupla mon appétit, une odeur de pêche avec juste ce qu’il faut d’âcreté et qui me faisait saliver… Je tendis ma langue et la léchai généreusement, de la chatte à l’anus, le visage bien enfoncé dans sa chair. J’en oubliais presque de respirer… Et elle geignait doucement, un miaulement tendre et rauque, qui venait de ses trippes et qui exacerbait mes sens. Elle relevait les fesses encore plus, les repoussant contre mon visage. J’avais saisi ses cuisses et je la dévorais goulûment. Elle était divine.

J’aurais pu la faire jouir aisément. Son clitoris était érigé et bien dur, complètement sorti de sa capsule de chair. À la moindre léchée, son clito se dressait contre ma langue, impatient et fébrile, et elle gémissait et se tortillait et je n’avais qu’à suivre son mouvement, qu’à suivre son rythme. Je la sentais sur le point de décoller. Mais je décidai que le temps n’était pas encore venu. Je me mis à genoux et appuyai sur son dos pour qu’elle se couche à plat ventre. Elle tourna la tête et me regarda, suppliante. Je flattai ses fesses, glissant mes doigts entre elles un peu plus à chaque caresse. Elles étaient si mouillées, ses fesses, par ma salive mais aussi par sa délicieuse cyprine, qui s’étirait entre mes doigts, claire et élastique. Je frémissais de pouvoir me régaler d’un tel nectar… Et mes doigts glissaient maintenant jusqu’à sa chatte, je les laissais s’enfoncer un peu plus à chaque caresse tout en maintenant ma main sur le bas de son dos. Elle haletait.

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Sa petite chatte enserrait mes doigts comme si elle ne voulait pas les laisser ressortir. J’alternais entre un et trois doigts, parfois 4, mais alors elle gémissait si fort que je craignais lui faire mal mais elle me ragaillardit en soupirant un “arrête pas” qui me réchauffa le sang encore plus… Je poussai donc 4 doigts dans sa chatte gourmande, la soulevant parfois du lit. Elle avait agrippé les draps de ses deux mains et gémissait sans retenue. J’étais électrisée.

Je la sentis sur le bord de l’orgasme. Sa chatte pulsait de plus en plus fort. Son nectar inondait ma main. De la sueur perlait sur son dos. Sa respiration était rapide. Elle avait fermé les yeux.

Je retirai ma main quelques secondes avant l’explosion et admirai son corps se tordre d’envie de jouir mais aussi de dépit d’avoir été abandonné si près de la jouissance… Elle ondulait sur le lit, telle une naïade sur le bord de la noyade… Elle tendit la main vers sa chatte et se caressa avidement, en gémissant.

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Je la laissai reprendre ses esprits, tout en la contemplant en souriant. Elle était magnifique. Voluptueuse. Le bonheur…

Elle se tourna enfin vers moi, les yeux humides, le regard éperdu, presque confus. J’étais encore à genoux sur le lit. Elle rampa vers moi. Mes doigts étaient encore imbibés de son miel et je les tendis vers sa bouche. Elle les lécha en se fermant les yeux.

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Puis elle encercla mon corps de ses bras, sa tête à la hauteur de ma chatte, qu’elle huma profondément. Elle resta ainsi un bon moment, yeux clos, agrippée à moi. Ce geste m’émut plus que tous les autres, je crois. Cette jeune femme… qui s’ouvrait à moi avec tant de naturel et d’aisance et qui assumait son amour de la femme, que je soupçonnais plus profond encore qu’un simple désir d’exploration des sens, cette jeune femme m’émouvait. Je caressai ses cheveux en m’imprégnant de sa peau contre la mienne. Lentement, elle bougea sa tête de manière à ce que son nez s’enfouisse dans ma chatte, comme si elle voulait me respirer de l’intérieur. Elle étira sa langue et me goûta, peut-être un peu timidement, peut-être pour simplement apprécier ces sensations nouvelles. Peu à peu, elle prit de l’assurance. Sa bouche tout entière explora ma chatte, passant sa langue sur mes grandes lèvres, se frayant un chemin jusqu’à mon clito, l’insérant plus profondément pour atteindre l’entrée de mon antre. Ses lèvres se refermaient souvent, pour sucer, pour pincer doucement, pour enserrer mon clito. Et je me disais : “Elle SAIT”… Elle était douce mais ferme à la fois, curieuse et résolue. Je sentais tout son désir de me faire jouir. Je décidai de me laisser aller. Aussitôt, je sentis mon clito se gorger. Elle le sentit aussi, du bout de la langue, et elle grogna. Ses mains atteignirent ma chatte, elle écarta mes grandes lèvres pour exposer mon clito, qu’elle suça généreusement, le léchant, l’embrassant, le prenant entre ses lèvres. Elle voulut que je m’allonge, ce que je fis sur-le-champ. Elle me caressa les seins, m’embrassa, puis se redressa et me contempla à son tour, tout en me caressant doucement les cuisses et le ventre, caresses que trop peu d’hommes font…

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Lentement, elle s’allongea sur moi, sans jamais rompre le contact entre nous. Elle se fondit contre ma chair, le plus possible, étendant ses bras le long des miens, ses jambes le long des miennes. Nous nous embrassions profondément, nos seins comprimés, nos chattes se frôlant à peine. Que de chaleur, que de tendresse! Elle quitta mes lèvres à contrecœur (du moins je le crus) et glissa contre mon corps jusqu’à retrouver ma chatte, qu’elle embrassa aussitôt. Mon clito était toujours aussi gonflé. Sa langue le contournait rapidement, ses lèvres soudées contre ma chair. Ses doigts s’enfoncèrent en moi. Mon rythme cardiaque s’accéléra aussitôt. Je gémis doucement. Elle me fouilla comme si elle avait toujours su comment faire, mon bassin ondula sous ses caresses, elle calqua mes mouvements, ne relâchant jamais son étreinte. La jouissance nous enveloppait et le plaisir grimpait, et grimpait… Elle avait refermé sa petite main en pointe et avait entrepris de me pénétrer ainsi… Je mouillais abondamment. Le plaisir était intense et il devint brûlant lorsqu’elle réussit à entrer sa main dans ma chatte, profondément. L’orgasme me surprit à ce moment, sans crier gare. Je poussai un cri. Mon corps fut agité de soubresauts électriques. Mes jambes avaient entouré le corps de mon amante, qui avait passé son bras libre sous mes fesses et m’avait attirée à elle, pour que nos corps se colmatent au point où nos chaleurs soient confondues. Je crus que j’allais pleurer. Nous restâmes ainsi soudées pendant de longues minutes, le temps que mon cœur s’apaise. Sa bouche était encore apposée sur mon clito, mais elle avait retiré sa main et l’avait posée sur mon ventre. Puis, lentement, elle grimpa jusqu’à ma bouche et m’embrassa encore. Nos regards demeurèrent en suspens, enchantés, joyeux, complices.

J’étais engourdie par les endorphines et je me serais volontiers endormie, utilisant le corps chaud et tendre de mon amante comme couverture. Mais le désir affluait toujours dans mes veines. J’avais toujours faim d’elle… et elle avait toujours faim de moi. Elle me caressait de ses mains ouvertes, elle les emplissait de ma chair en me palpant, en me massant tendrement, comme pour se repaître, se saturer, se remplir de ce contact féminin qui l’avait tant fait fantasmer et qui lui était donné en ce bel après-midi de mai.

Je lui rendis ses caresses. Nous nous embrassions passionnément, nos mains couraient partout sur nos corps, les mains de l’une s’attardant souvent sur la chatte de l’autre, j’adorais la sensation de ses cheveux sur ma peau, je raffolais de ses cuisses douces contre les miennes, j’étais folle de sa petite chatte palpitante et humide, qui réagissait aussitôt que je la frôlais du bout des doigts. J’y plongeais souvent mes doigts, j’aimais tant le contact chaud et tendre de ses chairs enveloppantes… et elle semblait l’aimer tout autant.

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Elle était insatiable, elle ronronnait sans arrêt, même lorsque nous nous embrassions, elle s’enroulait autour de moi, elle venait frotter sa chatte contre la mienne et oh… oh… que c’était bon ça, nous bougions pour que nos clito s’aspirent et se fusionnent. De l’entendre ronronner contre mon oreille, puis contre ma bouche alors que nos lèvres se joignaient, d’entendre son chant de femme exaltée décuplait mon plaisir. C’était magique… et soudain je voulus la voir, l’entendre, la sentir jouir. Je la renversai doucement sur le lit. Elle comprit et grogna en souriant et je ne pus m’empêcher de déposer un baiser sur ses lèvres charnues. Ses joues étaient roses, son regard brasillait, son corps était offert, serein, attentif. Une beauté naturelle, véritable, fondamentale.

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Je caressai son visage tendrement et laissai ma main descendre sur sa poitrine et s’attarder sur ses deux magnifiques seins ronds, à peine plus gros que la paume de ma main, qui continua sa descente sur son ventre joliment potelé, juste ce qu’il faut de rebondi. Puis elle atteignit sa chatte… je glissai mon majeur entre ses lèvres pour tout de suite le faire disparaître dans ses humides profondeurs. Elle ferma les yeux. Je la contemplais avidement alors que mon index rejoignait mon majeur et que je la pénétrais profondément. Les parois de sa chatte se refermaient sur mes doigts, comme si elle voulait me retenir et m’avaler.

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Je la sentais prête à décoller, aussi j’augmentai la cadence et l’intensité de mes mouvements. Je me penchai sur elle et pris son clito entre mes lèvres, le suçant pour le faire durcir au maximum. Elle saisit ma tête entre ses mains. Je ne la lâchai plus. À chaque coup de langue je sentais son clito gonfler et s’exhiber encore plus, ses mains agrippèrent mes cheveux, je la sentais sur le point de s’abandonner et tout ce qu’elle était désirait ce moment, elle gémissait de plus en plus fort et lâchait des “ouiiiiii” absolument excitants et je la regardais et je la sentais vibrer contre moi. Ses jambes étaient secouées de petits spasmes.

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Puis elle arqua le dos, poussa son bassin contre mon visage et explosa. Tout de suite je l’encerclai de mes bras et la maintins ainsi, contre moi, contre mon visage. Sa chatte et son clito pulsaient vivement. Elle soupirait et riait et semblait sur le point de sangloter, ses mains tripotaient mes cheveux, elle jubilait.

Peu à peu je relâchai mon étreinte. Je m’allongeai près d’elle, entourant ses épaules d’un bras et l’attirant contre ma poitrine. Elle posa son visage sur mon sein, tel un oreiller. Le silence nous enveloppa. Nous restâmes ainsi un bon moment.

Puis un mouvement nous tira de notre torpeur. Son copain remuait. En fait, il s’était levé et se tenait à côté du lit. Je fus la seule à le regarder. Il dit : “Les filles, vous étiez magnifiques à voir. Tous les hommes devraient avoir la chance d’assister à pareil spectacle au moins une fois dans leur vie. Merci.” Puis il quitta, sans attendre sa copine, qui ne l’avait pas regardé.

Elle resta avec moi pendant quelques heures… en fait la nuit était tombée lorsqu’elle voulut partir. Attraper le dernier métro vers Longueuil. Nous nous sommes aimées encore et encore, ne nous levant que pour boire de l’eau, car ce désir n’avait pas de fin, ce désir était notre faim et notre nourriture en même temps.

Lorsqu’elle quitta, je réalisai que je ne disposais d’aucun moyen pour la rejoindre. Et je réalisai, avec un pincement au cœur, que je ne connaissais même pas son nom.

J’attendis en vain qu’elle revienne sonner à ma porte. Je déménageai deux mois après notre rencontre et je savais alors que je ne la reverrais plus. En fait, je ne revis ni elle, ni son copain. Sans doute avaient-ils rompu peu de temps après cet après-midi mémorable.

De tels souvenirs sont indélébiles. Ils sont tatoués dans mon cœur et sont imprimés dans la mémoire de ma peau à la manière du plus beau soleil de printemps: lorsqu’on le sent enfin, après un long hiver, se poser sur sa peau, on sourit et on se souvient à quel point il est bon de se laisser porter, de se laisser réchauffer par tout cette chaleur qui nous vient autant de l’intérieur que de l’extérieur. Et le désir ressenti en cette magnifique journée fut de cette nature : lumineuse, chaude, vitale.

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19 Responses to Initiation saphique

  1. claudine says:

    Superbe texte trés bien illustrer

  2. Lucie says:

    MMM j’aimerais tellement essayé avec une fille!

  3. Lexxy says:

    Wow…je n’ai vraiment rien à ajouter.
    La quintessence du plaisir entre femmes incarné par des mots.
    J’ai dû te lire en deux fois, car je n’ai pas su me rendre jusqu’au bout la première fois ;)

  4. sundiana says:

    hum , le petit jus de femme, delectable……..
    superbe comme texte qui va donner le gout a plus qu une…..

    • EvaMazone says:

      Tant mieux, Sundiana! Si ce texte peut inciter les femmes qui refoulent leurs désirs à les exprimer et à les vivres, alors j’en serai heureuse!!!

  5. 1pourvousxxx says:

    Surment que ces mots vont en inspirer plus d’une c’est évident:)
    Quel beauté que la facon dont tu décris les images, les sensations, les gestes, et la passion. Cela fesait des mois que je ne t’avais pas lue et tu m ‘a une fois de plus conquis.

    Je suis conquis de tes mots et de ton inspiration. Merci:)

  6. bilybee says:

    wow eva tu as la facilité d’exprimer le desir d’une femme à une autre tout simplement wowwww j’ai été excité par ma lecture

  7. Kulanjan says:

    “Je suis bisexuelle. Je n’y peux rien. ”

    Tu dis ça comme si tu avais besoin de t’en excuser.
    ==
    Je plaisante, je sais que ce n’est qu’une tournure de phrase. Beau texte.

  8. Mel says:

    Ton texte est magnifique. je suis bisexuelle. Tu rend toutes ces sensation merveilleusement bien et j’ai reconnue dans tes mots, chacune des sensations que j’ai vécu lors de ma première relation complète avec mon amie M. Affriolé par la lecture, je suis aller la voir et nous avont fais l’amour. j,avais ton texte en tête. Et à la fin, je lui ai fait lire en lui avouant qu’il était la motivation de ma visite…. Merci

  9. Sensuelle_Mico says:

    J’ai adoré, je viens de te découvrir et, j’en suis si heureuse!!! Merci pour cette douce sensualité crue et tendre à la fois…Parfois le soir en repensant à tes textes, je ferme les yeux et m’invente les images…mmmmmerci!!!

  10. rpavarotti says:

    J’adore.
    Bien écrit, bien illustré.
    un grand plaisir
    Merci

  11. cybergil says:

    bravo pour le récit de ton expérience , très érotique et inspirante et merci du petit truc pour les gars :on oublie souvent vos petites zone erotique :)

    bizou xx

  12. Petite Lou says:

    Eva ça fait plusieurs fois que je lis ce texte. Ce que tu décris je rêve de le vivre depuis toujours mais j’ose pas. Je n’ai jamais eu d’occassion d’être avec une femme, mais j’aimerais rencontrer une femme pour vivre ça au moins une fois dans ma vie, mais je pense que j’aimerais trop ça et que je voudrais recommencer. En tout cas tu es inspirante, tu donnes le goût et pas juste ce texte entre deux femmes mais pour tout. La sexualité avec toi doit être vraiment incroyable, ceux et celles qui te connaissent sont chanceux. J’ai pas lu toute tes histoires encore mais je les aimes toutes. Merci de partager avec nous, en tk tu me fais rêver. Merci.

  13. Kevin says:

    Que de beauté, et quelle plume… Vous me donner l’envie d’être une femme ! Dommage que vous ne l’ayez revue, j’eu l’impression que vous êtiez faites l’une pour l’autre…
    Bons baisers de France !

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